Dès les premières semaines sur Odoo, une question revient systématiquement dans les cabinets :
« Où sont passés mes journaux à nouveau ?
Et mes comptes auxiliaires clients / fournisseurs ? »
Cette interrogation est légitime.
Elle traduit un réflexe métier profondément ancré, hérité des logiciels comptables historiques.
Mais, comme pour le lettrage, le vrai sujet n’est pas là où on le cherche.
1. Le réflexe “logiciel comptable classique”
Dans les environnements traditionnels, la production comptable repose sur des objets structurants clairement identifiés :
- des journaux à nouveau, pour porter les soldes d’ouverture,
- des comptes auxiliaires, pour suivre les tiers,
- des repères stables, utilisés depuis des décennies en cabinet.
Ces briques jouent un double rôle :
- technique (organisation des écritures),
- cognitif (repères rassurants pour produire, réviser, contrôler).
Lorsque ces objets ne sont pas visibles immédiatement dans Odoo, la conclusion est souvent rapide :
« Il manque des briques comptables. »
En réalité, Odoo ne supprime rien. Il déplace le raisonnement.
2. Dans Odoo, les objets n’ont pas disparu… ils ont changé de statut
Odoo n’est pas un logiciel de comptabilité au sens classique.
C’est un ERP, qui raisonne :
- par flux,
- par mouvements,
- par données interconnectées.
Conséquence directe :
certaines notions n’existent plus comme objets isolés, mais comme résultats d’un système de flux.
> Les journaux à nouveau
Dans Odoo, le report à nouveau n’est pas pensé comme un journal “à part” que l’on manipule manuellement chaque année.
- Les soldes d’ouverture sont portés par la continuité des comptes.
- La bascule d’exercice est structurelle, pas artificielle.
- Le système privilégie la traçabilité des mouvements plutôt que la recréation d’écritures techniques.
👉 Le journal à nouveau n’a pas disparu.
👉 Il n’est plus un point d’entrée métier, mais un effet de la mécanique ERP.
📌 C’est précisément l’un des points abordés en formation Gidoo : comment lire, expliquer et contrôler cette continuité comptable dans Odoo, sans recréer artificiellement des schémas hérités.
👉 Découvrir les formations Odoo
pour experts-comptables
> Les comptes auxiliaires
Même logique pour les auxiliaires clients et fournisseurs.
Dans Odoo :
- le tiers est un objet central,
- les écritures comptables sont liées nativement aux partenaires,
- le suivi ne repose plus sur un numéro d’auxiliaire, mais sur la relation entre données.
Résultat :
- on ne “cherche” plus un auxiliaire,
- on navigue dans les flux d’un tiers, en temps réel,
- la vision est plus transverse, mais moins cloisonnée.
👉 Ce n’est pas une perte de granularité.
👉 C’est un changement de point de vue.
📌 Sans formation, ce changement est souvent perçu comme une régression.
📌 Avec les bons repères, il devient un gain réel de lisibilité et de contrôle.
👉 Voir comment Gidoo forme les cabinets à cette logique ERP
3. Pourquoi le malaise apparaît surtout en phase de production et de révision
Ce changement de logique ne pose pas forcément problème au départ.
Il devient visible :
- au moment de produire,
- lors de la révision,
- ou quand on veut contrôler comme avant.
Pourquoi ?
Parce que le cabinet continue souvent à appliquer :
- des réflexes hérités,
- des schémas de contrôle conçus pour d’autres outils,
- des méthodes de travail non alignées avec un ERP.
On ne remet pas en cause la donnée.
On remet en cause l’absence des repères habituels.
📌 C’est exactement là que se situe l’enjeu de formation :
non pas “apprendre Odoo”, mais adapter les méthodes de production et de révision comptable à un ERP.
👉 Les formations Gidoo sont conçues spécifiquement pour cet enjeu cabinet
4. La vraie question à se poser (et ce n’est pas “où est mon journal ?”)
La bonne question n’est donc pas :
« Où sont mes journaux à nouveau et mes auxiliaires ? »
Mais plutôt :
- Comment Odoo porte la continuité comptable sans passer par les mêmes objets ?
- Quels sont les nouveaux points de contrôle pertinents ?
- Comment adapter l’organisation de la production et de la révision à une logique de flux ?
- Quels indicateurs deviennent plus fiables… et lesquels deviennent obsolètes ?
📌 Tant que ces questions ne sont pas traitées,
le cabinet risque de :
- forcer Odoo à fonctionner comme un logiciel qu’il n’est pas,
- recréer artificiellement des briques,
- perdre une partie de la valeur réelle de l’ERP.
➡️ C’est précisément l’objectif des parcours de formation GIDOO : donner aux cabinets des repères concrets, opérationnels et adaptés à Odoo.
👉 Découvrir les formations Odoo Gidoo
pour experts-comptables
5. Ce que les cabinets qui réussissent sur Odoo ont compris
Les cabinets qui prennent réellement le virage Odoo ne cherchent pas à :
- “retrouver” leurs journaux à nouveau,
- “reconstruire” leurs auxiliaires comme avant.
Ils travaillent plutôt sur :
- la lecture des flux,
- la structuration des données amont,
- la redéfinition des contrôles comptables,
- l’alignement entre ERP, production et méthodes de révision.
📌 Ce changement ne s’improvise pas.
📌 Il se structure, se partage et se transmet.
En conclusion
Odoo ne fait pas disparaître la comptabilité.
Il la déplace, l’élargit, et parfois la bouscule.
Les journaux à nouveau et les comptes auxiliaires ne sont pas “perdus” :
- ils ne sont simplement plus les bons points d’entrée pour comprendre ce qui se passe.
👉 Le vrai enjeu pour les cabinets n’est pas technique.
👉 Il est organisationnel, méthodologique et culturel.
📌 Et c’est exactement ce que GIDOO accompagne via ses formations Odoo dédiées aux experts-comptables.
👉 Découvrir les formations Odoo GIDOO dédiées aux cabinets
Commencez à écrire ici ...